lundi 13 septembre 2010

Comptoir, le retour.....

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas raconté mes petites histoires de pharmacie. L’été est toujours plus calme et moins propice à des discussions de comptoir croquignolettes………
Aujourd’hui c’était, semble t’il, la reprise……..

- Il me faudrait votre carte vitale s’il vous plait Madame J……

- …….Il m’a mis de l’Efferalgan 1gr ou 500 ? (statufiée les bras ballants devant les 3 boites que je viens de poser)

- Du 1gr, ça vous pose un problème ?

- ……oui……..non, je préfère le 1gr en fait………

- Il me faudrait votre carte vitale s’il vous plait…………

- Il m’a encore remis cette crème ?????????? mais elle ne sert à rien !!!!!!!!!!!!!!!! j’en ai déjà mis !

- Vous êtes sure que c’est la même ?

- Ben…….je ne sais pas………

- Je vais regarder dans votre historique………..il me faudrait juste votre carte vitale siooooooouplé !

- Vous vous rendez compte qu’il n’a pas voulu me donner une crème pour mon torticolis ! il trouvait que ça faisait beaucoup de crèmes pour moi

- Il vous a mis de l’Efferalgan, ça devrait déjà calmer un peu la douleur…..

- Du 500 ou du 1gr ?

- (soupiiiiir) du 1000

- Du 1000 ??????????

- Oui, je vous l’ai dit tout à l’heure et ça vous convenait.

- Mais ? mais ? je ne prends que du 1gr moi, je n’ai pas l’habitude du 1000……

- (Soupiiiiiiiiiiiir) c’est la même chose, 1gr c’est 1000 mgr

- Non ?

- Si ! et il me faudrait votre carte vitale………

- C’est dingue qu’il ne me donne pas de crème non ? pour mon torticolis……..mon fils il a de la crème, lui, pour ses torticolis......

- Je peux vous conseiller quelque chose si vous voulez, mais ça ne sera pas remboursé

- ......................Je vous ai donné ma carte vitale ?


Et mes futures vacances sont loin……..va falloir rester calme, zen, et garder tous mes chakras bien ouverts…

dimanche 12 septembre 2010

Les déferlantes

Pour poursuivre avec mes lectures de l’été, un livre avec lequel le courant n’est pas passé immédiatement. «Les déferlantes» de Claudie Gallay…….
Je sortais des pages cosy et chaleureuses, du «cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates» de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows (objet sans doute d’un billet futur), et le changement de décor a été un peu rude, malgré la mer toujours présente.
Je n’aime pas qu’un livre me rappelle qu’il n’est qu’un livre, et non une petite lucarne ouverte me permettant de m’échapper dans une histoire qui n’est pas la mienne. Les fautes d’orthographe, les maladresses de style, le manque de fluidité, tout ce qui me ramène aux lignes sur le papier et aux pages que je tiens entre les mains, me fâche avec l’auteur et m’empêche de me glisser dans l’univers du livre (et pourtant, question fautes, je ne suis pas très bien placée pour faire des réflexions….).
Ce qui m’a un peu réfrigéré au début chez Claudie Gallay, c’est le coté abrupt de ses phrases «Monte, il a dit » «prend ce pull, elle a dit», comme si une personne avare de mots tentait de me raconter quelque chose en y mettant un minimum de détails.
Et puis doucement je me suis avancée dans ce petit village en bout de terre, j’ai fini par m’attacher à cette narratrice un peu brutale, silencieuse et écorchée.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais progressivement j’ai oublié que je lisais et je l’ai suivi sur les chemins côtiers de la Hague, je me suis pelée sur la digue face au vent, et j’ai attendu comme elle le retour de Lambert, cet homme étrange.
Un livre qu’il faut apprivoiser…….comme ses personnages.

vendredi 10 septembre 2010

Archaïsme.....

Ce matin j’ai acheté un joli papier à lettres couleur lilas et j’ai écrit en m’appliquant religieusement, toute perturbée de ne pas avoir un correcteur d’orthographe à mes cotés pour me seconder. J’ai hésité à chaque mot, réfléchi longuement, tourné chaque phrase dans ma tête, rebutée à l’idée de tout déchirer et de recommencer.
Puis j’ai glissé la feuille dans une enveloppe (un ton plus soutenu que le Lilas), je l’ai timbré, et elle attend maintenant sur le meuble de l’entrée que je la dépose demain dans une boite aux lettres.
J’avais oublié combien c’était agréable d’écrire pour quelqu’un……..une vraie lettre, à la main, moi qui en ai tellement écrites à une époque……..

jeudi 9 septembre 2010

Booked....

Bon alors, je ne sais pas ce que j’ai moi en ce moment mais j’attaque vraiment la rentrée au taquet. Pourtant aucune substance illicite à déclarer, même pas des licites……..c’est vous dire…..
J’ai une patate du feu de Dieu, que même ça me ferait presque peur toute cette énergie.
Déjà pour commencer j’ai attaqué Septembre en m’inscrivant à des tas de trucs et mon agenda est à deux doigts de l’implosion. On dirait presque une retraitée (parce qu’une étude assez poussée du retraité dans son environnement m’a amené à la conclusion suivante : ils n’arrêtent pas !)
Je précise qu’habituellement je fuis toute forme de club, d’association, de groupuscule ou autre. Chuis pas une fille qui s’associe comme ça moi, et quand je le fais c’est qu’il y a derrière moi une copine hyper motivée et enthousiaste, pour me traîner avec elle (ou alors un prof de sport à tomber par terre remarquablement moulé dans son survêtement………ça aussi ça peut le faire).
L’idée de rendez vous réguliers tous les mardis ou jeudi soirs de l’année, de Septembre à Juin, a tendance à me réfrigérer un peu. Je n’aime pas ne pas disposer de mon temps comme je le souhaite (mauvaises habitudes de vieille fille) et je n’aime pas que tout soit trop planifié sur mon agenda. En bref, je suis du genre «les activités ? oui, si j’veux !!»
Mais l’expérience avec mon club de ski m’a tout de même convaincu que l’on fait plus de choses, et de façon plus rigoureuse, lorsque l’on adhère à une association. J’irai même jusqu’à dire que l’on apprend parfois des trucs et que l’on se fait des potes sympas……..eeeet oui.
S’il est absolument indéniable que je peste et je râle en me levant tout l’hiver en pleine nuit le Dimanche pour aller me geler les miches sur les pistes de ski, j’avoue que j’adore ça et je suis sure que sans mon club je resterais au fond du lit en me disant «Boarf, il y aura toujours de la neige la semaine prochaine, y’a pas d’urgence».
Le problème c’est qu’il n’y a jamais d’urgence avec moi quand mon lit me retient………d’où la nécessité d’un minimum de pression à défaut d’un lit disposant d’un système d’éjection programmable qui pourrait me coller à la vitesse de la lumière sur le mur d’en face. Les cotisations coûtant parfois un bras, c’est à mes yeux assez motivant pour me foutre le coup de pied suffisamment énergique (sans être violent) destiné à me propulser hors du lit.
Donc, vous allez voir comme ça décoiffe !
Pour cette année je vais participer à des cours d’aquagym, des cours d’aquarelle (je fais dans l’aqua en ce moment), des cours d’anglais (rapport à mes difficultés de communication en Roumanie et à tous les voyages que j’envisage de faire) et je vais rempiler pour une 4ième année avec mon ski Club.
Au milieu de tout ça il va falloir caser les multiples formations professionnelles du soir (qui sont pour moi l’occasion d’écumer les buffets des hôtels et en particulier les plateaux de mignardises), les petits restau avec meilleure coupine pour lui raconter les yeux dans les yeux tout ce que je ne peux raconter qu’à elle, mes week end hors départements « 2ième saison », et la famille tout de même qui est aussi difficile à coincer pour un apéro ou un repas que je le suis moi-même en ce moment (Vive Noël et Pâques qui sont l’occasion de nous retenir quasiment tous autour de la même table au moins 2 fois par an).
Franchement, moi j’dis, je sens que cette année va m’épuiser, et heureusement que je ne suis pas à la retraite ce serait pire…….mais je ne suis pas encore prête.

lundi 6 septembre 2010

Plaisir......

Encore un week end fabuleux de passé………….encore une sieste allongée dans l’herbe après un sandwich englouti en contemplant la plaine plus bas et plus loin, perchée sur un rocher…..
Beaucoup de bons moments, de franches rigolades, de discussions sérieuses et graves, côte à côte sur le sentier, le souffle un peu coupé par l’effort.
Un arrêt au retour à la petite terrasse d’un café, alors qu’il est tard, que le temps presse, juste pour en profiter encore un peu……en oubliant l’heure.
Et Samedi matin, deux tasses sur la table de la cuisine, et une amitié un peu particulière qui s’épanouie et qui réchauffe………


Col de la Bataille 5 Septembre 2010

vendredi 3 septembre 2010

Un inconnu vous offre des fleurs....

Ce matin très tôt pendant que je dormais, éperdue dans les bras de Morphée, Melle C a découvert un charmant petit pot de fleurs aux pieds de ma voiture (enfin…..aux roues). Elle l’a laissé.
Plus tard quand je suis descendue il n’y était plus……….
Je crois que ma voiture a un admirateur secret…….

mercredi 1 septembre 2010

Mangez le si vous voulez....

Bon, il ne faudrait pas croire tout de même, mais cet été je n’ai pas fait travailler que les jambes………. Comme tous les ans j’ai eu droit à ma rasade estivale de bouquins.
Quand il n’y a plus d’horaires, quand il n’y a pas à se lever impérativement le matin, quand aucune urgence ne vient perturber le cours tranquille des journées, quel bonheur que de s’immerger et de s’oublier dans un livre.
Le reste de l’année c’est différent, le plaisir est le même, j’arrive à lire une petite heure chaque jour, mais en sacrifiant mon sommeil et en bataillant pour éteindre plus tôt mon ordinateur (la télé le soir chez moi ça n’existe pas……ou plus………..ou alors quand il y a l’odieux Docteur, c’est tout……………ou encore quand j’ai vraiment, vraiment, trop de repassage en attente).
Bref, j’ai donc décidé de vous faire partager mes quelques lectures de l’été au cours de ce mois de Septembre.
Pour commencer un livre prêté par Meilleure coupine qui me l’a tendu avec des yeux ronds et une mine horrifiée «Lis le, tu verras c’est affreux, épouvantable, je ne t’en dis pas plus, je ne t’oblige pas, mais lis le…..». Acquiescement grave du prince à ses cotés……….
«Mangez le si vous voulez» de Jean Teulé, une histoire vraie qui s’est déroulée un 16 Août 1870 mais qui pourrait très bien arriver aujourd’hui………….
Un livre où tout va très vite, où tout s’enchaîne, et où de braves gens sans histoires basculent dans l’horreur et la monstruosité.
On referme le livre passablement choqué par ce que l’on vient de lire, mais aussi effrayé et inquiet à l’idée du personnage que l’on aurait pu être si l’on avait été témoin de la scéne............
Pas forcément le plus sympathique....