jeudi 19 novembre 2009

Le concert

La semaine dernière avec meilleure coupine nous sommes allées voir «Le concert».
Cette fois ci j’ai préféré laisser passer un peu de temps avant de vous en parler afin de permettre à mon sens critique de prendre du recul (celui-ci étant plutôt généralement porté sur l’enthousiasme, le plaisir de la sortie en elle même, «c’était trop coool», «trop bath» etc……..)
C’est clair qu’une soirée ciné avec meilleure coupine c’est rarement l’enfer. Ça commence en général par un petit restau histoire de s’éparpiller en bavardage sur tous les sujets hyyyyyper importants de nos vies respectives. C’est ensuite un passage par le stand des bonbons d’où il faut arracher meilleure coupine sans qu’elle se roule par terre, et ensuite c’est le film.
Donc en clair le bilan de ma soirée est toujours hyper positif et le film bénéficie généralement de mon enthousiasme sur l’ensemble. D’où la nécessité de prendre le temps de digérer.
Bon, déjà pour commencer il faut préciser que coupine s’est endormi durant la séance……..
Du coup elle a loupé LE moment important le l’intrigue et s’est réveillée hébétée sans rien comprendre.

- C’est qui cette nana dont ils parlent tout le temps?
- Euuuuuh, je t’expliquerais tout à l’heure dans la voiture.

Enfin, pour être honnête, une semaine plus tard mon esprit a déjà balayé toutes les émotions soulevées par l’histoire……..quasiment oubliée.
Grosso modo, le sujet m’a plu. Une groupe de musiciens russes qui se fait passer pour le Bolchoï afin d’aller jouer au Châtelet en France, ça promettait d’être amusant. Essayer de comprendre tout au long du récit le fin mot de l’histoire m’a plu aussi. Mais ça manquait de finesse, et j’ai trouvé l’humour un peu pataud, trop gros, le coté russe trop caricaturé, alors que le véritable fil de l’histoire était grave et tragique. Le mélange des deux genres n’était pas réussi, pas homogène, un peu comme si j’avais vu deux films en parallèle.
Dommage car l’histoire est très belle………….

dimanche 15 novembre 2009

Même pas mal.....

Je viens d’entendre à la télévision qu’il serait question d’interdire la fessée en France ……
Boarffff c’est pô grave, il restera encore le martinet………

PS : je suis contente et rassurée de voir le gouvernement de mon pays se pencher sur des questions essentielles et préoccupantes.

samedi 14 novembre 2009

Portraits 3

Le client de la dernière minute.
Pour être honnête celui-ci est loin d’être mon préféré. C’est l’un des rares qui soulève en moi des vagues de colère que je masque avec peine. Je sais, c’est mal………..mon métier devrait être un sacerdoce et chaque occasion de le pratiquer source de joie (alléluia !!).
Et bien en fait j’ai gardé mon âme de collégienne, huhuhu, et à l’heure de la récré je n’aime pas être retenue pour des broutilles.
La pharmacie ferme à 19H15 et il se pointe généralement à 19H14 pétante ! montre en main.
Je ne parle pas ici de la mère de famille qui arrive essoufflée et soulagée de trouver la pharmacie encore ouverte après deux heures à poireauter dans une salle d’attente et dont vous apercevez les enfants au bord de l’implosion à l’arrière de la voiture. Celle-ci est toute pardonnée. Ne nous méprenons pas………..il y a dernière minute ET dernière minute.
Là je vous parle du client généralement retraité, qui a eu TOUTE la journée pour venir vous voir, mais qui a pris cette fâcheuse habitude de vous pourrir régulièrement la fermeture.
D’ailleurs c’est un petit malin et il s’en vante lui-même «je viens à cette heure car au moins je suis sure qu’il n’y a pas foule et que je ne vais pas à attendre». Fallait y penser………..
Il va sans dire qu’il ne vient pas pour une bête boite d’aspirine. Ça, à la rigueur, ne provoquerait chez moi qu’un vague agacement.
Il vient avec ses 4 ordonnances de renouvellement pour son traitement habituel, ophtalmo, cardio, dermato, généraliste, et profite du fait qu’il est le seul et dernier client pour discuter le bout de gras avec sa pharmacienne préférée. Parce qu’en plus il nous trouve sympathique et charmante……
On l’est en effet, la plupart du temps, aux heures d’ouverture. Mais après 8 heures debout derrière le comptoir on est comme tout le monde, on a envie de rentrer à la maison, de se faire couler un bain, d’allumer son ordinateur et de se servir un apéro, bref ! de tomber la blouse……….
Il a le temps, et notre temps à nous ne le concerne pas, il se l’approprie et ne tient pas compte des limites imposées. Il ne s’excuse pas car il a du plaisir à être là, accoudé au comptoir pendant qu’on sort les médicaments, et il n'imagine pas un instant que ce plaisir ne soit pas partagé.
On culpabilise de ne répondre que par monosyllabes, on essaye d’afficher un sourire un poil moins crispé, et pour peu qu’on soit attendu chez des amis pour une soirée prometteuse on se retient de ne pas hurler à la mort…………..
Oui, franchement, celui là je le déteste, c’est très très mal, mais je le hais……..
Surtout quand au moment où il part enfin, 20 minutes après l’heure normale de la fermeture, un autre client passe la tête dans l’entrebâillement de la porte en s’exclamant «ouuuuuuuuuuuuf !!! vous êtes encore ouvert !!!!!»

jeudi 12 novembre 2009

Terreur nocturne

Hier soir très tard, ou plutôt très tôt car minuit était largement dépassé, je pose enfin mon fascinant bouquin et j’éteins la lumière.
Impossible de trouver le sommeil, j’ai abandonné les héros dans une situation franchement pas commode, limite angoissante, et toutes ces histoires de vampires avec l’obscurité qui règne dans mon appartement ça me travaille un touuuut petit peu.
Je tends l’oreille et il me semble entendre un bruit dans le salon…………Je me rassure en me disant que j’ai bien baissé les volets, que je suis au 2ième étage et qu’il y a un digicode à la porte de l’immeuble avec caméra de sécurité et tout et tout……..sans parler des voisins qui seront, saaans aucun doute, ravis de venir dare dare en pleine nuit chasser le vampire sous mon canapé.
Puis je me souviens aussi que dans le livre les vampires ils s’en tapent les cuisses des portes fermées et autres pont levis………et je n’ai plus de gousse d’ail…………..ni de crucifix………….même pas une bombe antiagression. Quant à ma voisine, c'est ballot, elle est repartie sur la côte, et mes voisins du bout du couloir me semblent beaucoup trop loin pour que ce soit rassurant.
Je suis là, offerte et vulnérable sous ma couette avec le nez qui dépasse à peine, les yeux grands ouvert sur l’obscurité.
La fatigue finira enfin par avoir le dessus et c’est au moment précis où j’ai du sombrer dans mon premier sommeil que mes bottes posées contre le mur près du lit on choisi de s’effondrer sur le sol.
Je peux sans me vanter vous annoncer que le record de vitesse pour se réveiller et allumer une lampe située à plus d’1 mètre a été battu cette nuit…………et sans échauffement, même pas entraînée……..

mercredi 11 novembre 2009

Fascination

Meilleure coupine qui me connaît parfois mieux que moi-même m’a offert cet été le premier tome de la très médiatique saga «Twilight».
Elle avait vu l’incontournable couverture un peu partout, entendu que le monde entier se ruait dessus, et du coup s’était dit «Fichtre diantre, ça pourrait bien plaire à notre Lili».
En ce qui me concerne, mon état d’esprit vis à vis de ce bouquin était franchement différent. On en parlait trop, j’avais vaguement compris qu’il s’agissait d’une histoire de lycéens fous amoureux, des vampiiiiiiiires en plus, bref ! Un truc qui selon moi risquait au mieux de m’ennuyer, au pire de me foutre la pétoche. Je l’avais donc soigneusement ignoré dans mes choix de lecture et étais restée totalement sourde aux commentaires captés ça et là.
A 38 ans et des antécédents amoureux plus ou moins glorieux, j’ai le romantisme franchement en berne, voire totalement mouru.......
Je ne m’en plains pas, c’est un constat……… sans doute la lucidité de l’age (le premier qui ricane je le sors).
Les princes charmant et tout le toutim je sais que ça n’existe pas, et quand bien même ça existerait j’ai largement pigé que je n’ai pas un tempérament à recueillir chez moi un mec avec son destrier blanc (ou noir) et un genou à terre la plupart du temps. Je ne suis pas une princesse très charmante et Calamity Jane présente plus de similitudes avec moi que la Belle au bois dormant ou Cendrillon.
Mais bon voilà, les cadeaux de meilleure coupine me sont précieux et ce livre s’est donc retrouvé sur ma table de nuit au milieu des quelques autres en attente.
Et puis j’ai fini par l’ouvrir, profitant de mon voyage en train sur Paris, pour faire passer le temps.
Au bout de quelques pages, d’un ton un peu condescendant j’envoyais un mail à meilleure coupine via mon blackberry «Rhôôôôôôô, c’est hyyyyper harlequinesque ton bouquin !!!».
Mais à l’arrivée gare de Lyon je levais à contre cœur le nez du livre……..totalement accro !!!!!!
L’écriture et le style n’ont honnêtement rien d’extraordinaire, l’histoire s’adresse très nettement à des adolescentes, mais………euhhhhh………..comment dire……….prise dans la lecture j’ai régressé de quelques années, pour arriver à celles où je me suis pâmée durant des mois devant un garçon à qui je n’ai jamais adressé la parole. Ces années où je faisais des détours incroyables durant les interclasses pour tomber «par hasard» sur un certain F qui monopolisait toutes mes pensées. Durant ces 2 ans à le guetter il m’a une fois fait la bise car je me trouvais au milieu d’un groupe dont il connaissait certaines personnes………….j’ai failli m’écrouler par terre, terrassée par l’émotion. Il me reste le journal intime que j’écrivais à l’époque et dont je noircissais les pages en parlant de ces moments de pure passion où je le croisais durant 1 seconde et 30 centième dans un couloir du collège. J’ai d’ailleurs encore son emploi du temps ainsi que les numéros des salles où il avait cours et que j’avais obtenu après des jours et des jours à le pister.
Il va sans dire que F n’a jamais su que je me consumais littéralement pour lui……..je crois bien qu’il ne m’a jamais réellement vu.
Je retrouve avec ce livre des émotions qui me paraissaient terriblement loin et mortes en moi, un peu comme si l’adolescente que j’ai été n’avait pas encore tout à fait dit son dernier mot. Disons que ça me rajeunit.......
Inutile de préciser que la lumière reste longtemps allumée le soir dans ma chambre……..et que les réveils sont durs.
Chuis paaaaaaathétique !!!

lundi 9 novembre 2009

Ach Pariiiiiis !!!

Parmi mes grandes résolutions à mon retour de vacances j’ai décidé cette année de m’organiser un week end hors département par mois. On a les défis qu’on peut……….et depuis septembre je suis assez contente de moi car je m’y tiens.
Bon, comme je bosse 3 samedis par mois ça demande un minimum d’organisation et je n’ai pas beaucoup de souplesse concernant les dates, mais grosso modo pour le moment c’est assez fastoche.
Il y a donc eu le Vaucluse en Septembre, l’Yonne en Octobre, et le week end dernier j’étais à Paris………..
Ce principe de m’imposer de faire ma valise au moins une fois par mois me donne un peu le sentiment de partir en vacances, de rallonger le temps, d’oublier le quotidien du boulot et de revenir avec la tête encore un peu ailleurs, relativement détendue…….
Ces quarante huit heures à Paris sont passées à toute allure mais je me suis régalée. Régalée en retrouvant des cousins avec qui j’ai du plaisir à discuter et à partager de bons moments, régalée en me promenant au milieu des dernières couleurs de l’automne, et régalée grâce aux bons conseils de Floh, en découvrant l’exposition du peintre Soulages à Beaubourg.
Je ne connaissais pas son œuvre et de brèves recherches sur Internet m’ont donné envie d’aller y faire un tour. Je craignais un peu d’être totalement hermétique à ses toiles noires, «l’outre noir», et de rester perplexe à envier les regards admiratifs de ceux qui auraient perçu quelque chose là où je n’aurais vu que du noir. Mais les explications distribuées à l’entrée puis la projection avec l’interview du peintre, à la sortie, m’ont permis de dépasser ma première impression et d’aller vers ce que l’artiste souhaitait nous montrer. En bref…..j’ai compris, et je suis ressortie ravie d’avoir ouvert un peu plus mon horizon et ma vision du noir…….
Rien de sinistre……….que du bonheur !!!!


vendredi 6 novembre 2009

Tenir une lampe allumée...

Je viens d’acheter à l’instant deux lampes identiques (enfin, une verte et une chocolat) pour mon Home sweet home.
Pas une hein ! mais deux !!! Quand j’aime j’oublie de compter, je rafle.
Elles sont trop trop trop belles, vraiiiiiiiiiment…………en revanche il s’avère qu’elles n’éclairent rien du tout…………….mais alors vraiment rien du tout !!
Mon enthousiasme a donc légèrement décliné……......et il continu avec la lumière du jour……….