vendredi 31 décembre 2010

Contraception sauvage

Au cours des semaines précédant Noël j’ai vécu quasiment en direct une quête surprenante dont j’ignorais tout (je suis toujours la dernière prévenue……).
Bon, j’ai des excuses, car en même temps il faut faire partie du «cercle» pour y participer………et pour y être introduite avoir au moins dans son entourage proche une petite fille entre 3 et 6 ans ayant un minimum de vie sociale……..
C’est grâce à ma sœur, et une de mes amies (et je suis certaine que belle sœur préférée a du y participer), que j’ai donc découvert l’incroyable «course au Cicciobello»……..
Ca a commencé un matin par le regard angoissé d’une de mes collègues m’annonçant d’une voix lugubre qu’il «n’y avait plus de cicciobello dans aucun magasin ! Plus un seul !»

- Ciccio quoi ?

- Ciccio bello !!

- C’est quoi ce truc ?

- TU NE CONNAIS PAS ?

- Non, mais visiblement je devrais……

- C’est LE poupon à la mode, LE bébé que toute petite fille veut avoir aujourd’hui sur son tableau de chasse, et si ma poulette ne l’a pas aux pieds du sapin ça va être le drame.

Même dialogue chez ma sœur, même panique, même quête……….
Grâce à la magie de noël (et surtout Internet et une Visa qui assure) les petites filles ont été comblées et fraîchement arrivée chez Poufpouf je viens de découvrir la bête………
Vous savez quoi ? Je crois que les parents sont fous, ou maso………..ou je ne sais pas………
Le Cicciobello est à mes yeux le moyen de contraception actuel le plus efficace sur le marché. Ce poupon sous des dehors bonhomme, brame dés que l’on s’éloigne de lui, un cri insupportable, répétitif qui ne s’arrête que lorsqu’un biberon vient l’étouffer ou une piqûre le neutraliser.
Il y a bien un bouton on/off sous les langes, mais notez que ça devient beaucoup moins drôle pour les louloutes qui préfèrent se régaler des cris de leur progéniture qu’elles oublient au bout d’un quart d’heure hurlant sur un fauteuil du salon et dont elles se souviennent dés qu’un adulte à bout vient retirer les piles. Vous avez alors en prime 2 hurlements pour le prix d'un seul, le ciccio et sa mère......
C’était quand même plus cool quand tout le monde avait une orange dans ses chaussures à noël, le temps de l’éplucher le silence devait régner…..

mardi 28 décembre 2010

Arachnides.....

Toutes les familles ont leurs petits secrets plus ou moins graves, plus ou moins importants, ou plus ou moins honteux. On les découvre avec le temps, en grandissant, en faisant le lien entre différentes conversations entendues chez trucmuche et untel, et petit à petit les choses s’éclairent.
Je viens ainsi de découvrir un truc de fou et j’en suis encore toute bouleversée.
Accrochez vous à votre clavier, ça va dépoter……Je suis la tante de Spiderman.
Attention, le vrai hein ! Pas une pâle copie.
Alors pour vous je lâche quelques infos. Il est effectivement brun et ténébreux, il est beaucoup plus petit que ne le dit la légende (mais ça devrait s’arranger dans les 10 années à venir, dés que l’adolescence aura fait son boulot), il est dingue de Nutella (mais dingue hein !), et il est très pince sans rire malgré son jeune âge. Evidemment, il est très beau, très très beau, mais ça c’est de famille……
D'où la nécessité de préserver plus que jamais mon anonymat pour qu'on ne remonte pas jusqu'à lui.
Il y en a une qui va faire une drôle de tête quand elle va découvrir ça, c’est sa marraine. Elle a une frousse bleue des araignées……


vendredi 24 décembre 2010

Pression.....

Maintenant que mes neveux sont en âge de comprendre ça donne enfin lieu à des conversations de qualité dont j’ai rêvé toute ma vie.
Comme ce matin avec mes 2 nièces via la web cam au moment même où elles faisaient le guignol debout en équilibre sur une chaise.


- Eeeeeh, les filles, conseil d’une tante qui ne vous veut que du bien, mais le 24 décembre soyez vigilantes les bêtises comptent double !

- ??

- Et oui, pour le père noël ce jour là une toute petite bêtise devient une énoooorme boulette.

- Pourquoi ?

- Nan mais vous imaginez le nombre de cadeaux à distribuer en une nuit ? vous imaginez un peu le boulot de fou ? S’il peut faire sauter deux ou trois maisons et alléger son traineau, c’est tout bénef pour lui et les rennes…….du coup il est impitoyable.

- (voix de ma sœur du fond de la cuisine), et là il est sans doute en train de faire son plan de route………..faites vous petites les cocottes !!


Héhéhéhé…………j’adore noël !!!!

jeudi 23 décembre 2010

Diète......

Bon, J-1………
Première séance d’entraînement cet après midi à la pharmacie, histoire de ne pas se laisser surprendre bêtement demain soir………
Que les choses soient claires, je ne serai pas raisonnable, je mangerai de tout, je ne refuserai aucun verre de vin, je reprendrai de la buche, je dévasterai le panier de papillottes, et je prendrai au moins 2kgs (sans doute plus).
Voiiiiiiiiiiiiilà ! ça fait du bien d'en parler.

mardi 21 décembre 2010

Jingle bells

Les courses de noël, les cadeaux, tout ça tout ça, c’est fait !!
Et comme je suis sure qu’il y a parmi vous des retardataires qui se rongent les ongles d’angoisse à quelques heures du grand jour en se demandant ce qu’il vont bien pouvoir offrir à tata Nicole et oncle Emile, je vais vous donner mes petits trucs pour mieux organiser votre journée marathon et en faire un moment inoubliable.

D’abord la clé de la réussite c’est de se foutre une bonne grosse pression. A moins de 15 jours du réveillon placez dans une conversation entre copines que vous n’avez toujours rien acheté et vous comprendrez, rien qu’à leur expression atterrée, que vous êtes totalement inconsciente, limite irresponsable.
Tirez vous en avec un «je gère» murmuré le plus sereinement possible, et rassurez tout le monde en précisant que vous avez une idée pour chacun et que ce sera l’affaire d’un après midi. Ne remarquez pas leur mine sceptique. Modérez un peu la pression……….
Choisissez une date clé dans le calendrier, juste une semaine pile poil avant le grand jour, dernier jour de congé possible pour vous, et donc ultime échéance.
Soyez chanceux comme moi, et réunissez ce jour là les conditions météo les plus pourries possibles afin d’être sure que le chemin de votre maison aux temples de la consommation soit un vrai chemin de croix, avec les stations et tout et tout.
Neige, verglas, tempête, croyez moi, c’est largement plus drôle……..
Commencez par le centre ville, au moment où les rues sont encore recouvertes d’une épaisse couverture duveteuse particulièrement glissante et où les jolies dalles blanches de la place centrale sont de vraies patinoires.
Attaquez vous au plus gros tout de suite, la F*AC, où entre livres, CD, DVD, BD et tout ce qui se termine par «D» vous êtes à peu près sure de combler la moitié de la famille. Pour être bien sure de votre coup, au milieu du brouhaha général passez un coup de fil à votre source la plus fiable, votre mère, pour confirmer votre choix. La F*AC à Grenoble étant sans aucun doute l’endroit où il y a le moins de réseau au monde, entendre entre deux coupures qu’il va falloir envisager autre chose, que les idées sont déjà prises, ou que le lecteur DVD de untel est mort. Hésiter à remettre à sa grand-mère une enveloppe contenant un chèque au pied du sapin de noël, ou un bon pour des «Bisous à volonté»…….
Convenir que ça ne va pas le faire…….
Après avoir frisé deux fois de suite la chute spectaculaire en pleine rue, décider d’orienter ses recherches vers le gros centre de galeries commerciales de la ville, chauffé et couvert, donc plus sur si à défaut de paquets vous ne souhaitez pas revenir avec un plâtre.
Reprendre la voiture……. au meilleur moment de la tempête……….
Une fois sur place, se couler dans la marée humaine, au milieu des allées surchauffées, habillée comme le sont probablement les esquimaux au plus fort de la saison.
Atteindre au fur et à mesure des heures avec la chaleur, la foule et la fatigue, le degré d’agacement suffisant qui vous fait vous féliciter d’être venue seule. Regarder ceux qui ont été moins malins s’étriper au milieu des rayons et décider de qui vous choisiriez de tuer en premier si là d’un coup vous deviez vous laisser aller à l’énervement qui vous gagne.
Décider enfin que ça a suffisamment duré, que le plus gros est fait, et que le reste se fera via internet.
Rentrer avec la nuit, la neige et toujours le verglas (on ne change pas une équipe qui gagne), se précipiter sur son ordinateur en laissant les paquets au milieu de l’entrée, pour boucler enfin sa liste.
Tout trouver, tout payer, et se féliciter chaleureusement d’avoir été aussi futée…………..puis apprendre 24h plus tard que la majorité des colis sont bloqués en France à cause de la météo.

Décider que l’année prochaine vous passerez noël à la soupe populaire avec les plus pauvres…..

mardi 14 décembre 2010

Solidarité féminine.........

Ça n’est pas moi qui ai commencé ! J’ai fait que suivre…….par solidarité, et parce qu’il faisait très froid et que je n’allais tout de même pas rester dehors, sur le bord de la route à attendre.
Je n’ai même pas eu l’idée, c’est dire si j’ai été entrainée à l’insu de mon plein gré………..
Depuis une semaine j’évitais tout débordement alimentaire, motivée par la promesse d’une soirée raclette samedi dernier chez la sœur de meilleure coupine qui est d’ailleurs aussi une excellente amie et avec qui je ski tout l’hiver.
Ne travaillant ni l’une ni l’autre ce samedi là, nous nous étions concoctée un programme assez dense pour la journée, dont la soirée avec en plus meilleure coupine et le prince devait être l’apothéose.
Cette raclette au coin du feu et entre amis je l’attendais comme on attend Noël, et je salivais à sa seule évocation. Du coup toute dérive vers mon frigo en dehors des heures réglementaires des repas, avait été stoppée net en pensant aux futures agapes. Quand je veux, des fois je sais être hyper raisonnable……...
Mon amie (On va l’appeler C) m’avait téléphoné dans la semaine pour me présenter le programme.
Le matin dés l’aube, 11h (il m’a fallu me lever tôt !) inscription au club de ski, puis départ direction Anneyron à plus d’1h d’ici, où se trouve l’une des pépites de nos virées, le magasin d’usine Lafuma qui organise régulièrement des braderies et où nous avons l’habitude de nous équiper (je me suis trouvée une veste de ski tout comme je voulais à 45€ au lieu de 200……..ça vaut bien les 2h de route).
Sa voix avait ensuite hésité (on sent bien les hésitations au téléphone).

- Pour moi ça ne présente aucun problème, ça m’arrive régulièrement au boulot (elle est infirmière aux urgences), mais je pensais qu’on pourrait sauter le repas de midi, surtout qu’on va bien manger le soir…………ça t’embête ? parce que sinon on pourra toujours manger un petit truc léger en rentrant.

- Boarf, c’est vrai que j’ai du mal à zapper un repas, mais bon en même temps ça ne peut pas me faire de mal et au moins je pourrai me lâcher sans culpabilité sur la raclette le soir.

- C’est vrai ? ça ne sera pas trop dur ? comme ça au moins après on pourra filer récupérer K (son fils) à la gare car il attendra notre coup de fil pour prendre son train à Lyon. Et le plus tôt sera le mieux pour lui.

- Je serai forte, t’inquièèèèèèète.

- Nan, parce que sinon, je t’assure……

- T’inquièèèèèète

Et j’ai été très forte, vraiment, au point même de ne pas penser du tout à mon estomac de toute la matinée et ni entre midi et deux. J’étais super bien partie et finalement à mille lieux d’une quelconque hypoglycémie.
Nous avons quitté le magasin avec notre butin vers les 14h et sur le chemin du retour, plongée dans mes pensées, je me disais que j’étais vraiment trop forte pour me dépasser quand les circonstances l’exigeaient (parce que oui, franchement comme je ne déjeune quasiment pas le matin, sur le coup des 11h1/2 je suis généralement affamée).
C’est alors que j’ai entendu la petite voix de C à coté de moi.

- Tu sais quoi, je pense à un truc là. On va traverser un petit village bientôt, et juste à l’entrée il y a un restau tout simple où ils font des menus à 10€, genre salades………..ça te dit ?

- Tu as faim ???

- Et bien finalement oui, un peu, pas toi ?

- …….non……..mais en me forçant oui.

Et on s’est arrêté. Un petit restau charmant sur le bord de la route, qui m’a fait tout de suite penser à ceux où l’on s’arrête sur le chemin des vacances.
Il faisait bon et chaud à l’intérieur, et l’on a été accueillies à bras ouvert, comme deux voyageuses attendues avec impatience.

- Malheureusement non, le menu à 10€ c’est en semaine

- Mais celui du samedi à 20€ est très bien aussi………avec le vin compris, et le café et le dessert…….

- Vous ne le regretterez pas………..

Regard de l’une à l’autre………..bon, puisqu’on est là, et en plus l’ambiance est sympa et chaleureuse……….

Je vous livre le détail de notre orgie, avec dans l’ordre……

- Maousse salade italienne (celle avec beaucoup de lard)
- Cuisses de grenouilles à volonté
- Gratin dauphinois frémissant encore dans la crème brulante
- Profiteroles
- Café + pichet de rosé.

Nous avons regagné la voiture vers les 15h30, en pouffant comme des gamines, le ventre rond, et avec une seule envie, filer faire une sieste pour digérer un peu.
On a appelé K en bafouillant, confuses, pour expliquer notre retard, et on a roulé des yeux en évoquant la future la raclette.

- Rhooooolalalalaaaaaaaaaaa, on aura jamais assez faim !

Ben si ! Et on a tout mangé, même le super gâteau du prince…….j’ai juste calé devant la crème de marron……..là j’ai pas pu.

lundi 13 décembre 2010

De la photo à la peinture....

Le premier trimestre de mes cours d’aquarelle se termine demain.......
Avec ma première œuvre vraiment personnelle (bien aidée par la prof quand même), une de mes photos reproduite sous mes pinceaux……..



jeudi 9 décembre 2010

Ascenseur pour l'échafaud.........

C’est fou parfois comment 3 minutes dans un ascenseur peuvent vous flinguer une matinée pourtant démarrée benoitement comme toutes les autres.
Ce matin je m’apprêtais à descendre comme d’habitude aux garages, quand la porte d’un des appartements du palier s’est ouverte sur un couple de voisins retraités.
Comme je suis une nana bien élevée avec des bonnes manières tout comme il faut, je les ai attendu malgré l’envie de m’engouffrer à la hâte dans l’ascenseur en faisant semblant de ne pas les avoir vu (des fois je devrais……..).
C’est pas beau et même très vilain, mais je ne les aime pas………..
Et pourtant à la jumelle, comme ça de loin, ils sont charmants. Lui du bout du couloir me salue avec des grands Aaaaah et des grands Oooooooh, j’ai droit à l’appellation «jeune fille», et il se préoccupe toujours de savoir si je vais bien travailler………des fois que je passerais mes journées à glandouiller comme "tous ces jeunes aujourd’hui qui n’ont pas connu tout ce qu’on a connu, et qui ne savent même plus ce que c’est que l’effort"………."Parce que nous les vacances on n'en avait pas, et on ne se plaignait pas"............."le bon temps n'était pas notre priorité, on travaillait un point c'est tout"............
Il a d’ailleurs une petite phrase pour m’encourager à chaque fois, dont il ne mesure pas tout le potentiel de dangerosité……

- Et comme on dit pour motiver les dames, plus une femme travaille et plus elle est belle ! vous voyez ce qui vous attend………

Dans ces cas là l’envie me démange de me tourner alors vers son épouse en disant «je constate que madame n’a pas du beaucoup se fouler dans la vie……… »
Je trouve cette phrase puante et exécrable, rabaissant la femme à une petite chose futile et légère. Il me dirait «promettez à une femme qu’elle sera jolie et elle vous mangera dans la main » que ce serait pareil……
Nos conversations sont des enchainements de phrases toutes faites mises bout à bout, épouvantablement ennuyeuses et ponctuées de ce qu’il croit être des petits traits humoristiques. Il me parle en se penchant vers moi, complice, peu avare de clins d’œil, afin que je ne perde rien de ses bons mots qu’il ponctue d’un petit rire retenu……..
Ce matin par exemple

- Bonjour jeune fille, alooooooors en route pour le travail ? bon pied bon œil ?

- Euuuuuh bon œil ça n'est pas exactement ce que je dirais, disons que je démarre un peu doucement ce matin.

- Allons, allons, nous comptons sur vous pour payer nos retraites, courage ! il faut bien qu’il y en ait qui travaillent un peu.

- Oui en effet……….. cela dit, pour nous la retraite………

- Ooooh, mais vous savez, nous aussi on est inquiet, si ça se trouve on ne l’aura pas jusqu’au bout……..(là c'est Madame qui parle, le visage se creusant de sillons sous l'effet de l'angoisse soudaine)

-...........

- Et puis le travail c’est bon pour la santé, et comme on dit aux dames………plus une femme travaille, et plus elle est belle……………(là c'est de nouveau lui....)


Je pense qu’un jour je vais être désagréable………..

mardi 7 décembre 2010

Rendez vous sur objectif......

Hier soir, enfouie sous ma couette, et à deux doigts de basculer dans les bras du costaud Morphée, je me disais en moi-même et fort à propos, que l’année 2010 était sur le point de se terminer.
La fin de l’année, c’est comme le début de la suivante, je trouve toujours cela très excitant. Je termine un agenda, j’en prépare un tout beau tout propre, je regarde attendrie le calendrier effeuillé au mur, et je note sur ma liste de courses de penser à en acheter un autre.
Bref, les pensées les plus futiles me traversent l’esprit mais comme une maison d’été que l’on referme à la fin des vacances, je clos le 12ième mois en m’agitant avec frénésie d’une pièce à l’autre.
Et toujours fort à propos, je me suis souvenue que j’avais écrit sur ce blog mes résolutions 2010. Souvenez vous…….

D’où l’idée de faire un point, ou «rendez vous sur objectif» comme m’avait dit mon père ancien artilleur, au sujet de mes examens. Mais là on s’éloigne……..de l’objectif justement.
C’est vrai finalement que l’intérêt des résolutions, en dehors du fait de se convaincre que l’on est capable de toujours mieux faire, c’est aussi de les réaliser…………….
C’est bête mais il fallait y penser….
Donc je suis allée consulter ma petite liste écrite dans l’enthousiasme des premiers jours de Janvier.
Ça donne ceci :

- Continuer à partir un week end par mois là où l’inspiration et les invitations me mèneront.

Là OK, j’ai fait tout comme j’avais décidé et je me suis juste un peu calmée en Novembre car je commençais à avoir furieusement envie d’un peu d’immobilisme toute seule à la maison.

- Manger mieux et perdre 2kg (3 ce serait l’extase…)

J’en ai perdu au moins 4………et donc atteint l’extase…..

- Gagner au loto

Là j’ai franchement merdé, manque de motivation peut être, j’y arrive pas, rien à faire.

- Partir un week end à l’étranger seule ou accompagnée

Je suis partie deux fois à l’étranger, mais j’avais dit «un week end», donc ça ne compte pas. A remettre sur la liste 2011

- Laisser définitivement tomber l’idée de devenir une sportive accomplie au corps de rêve fuselée et tout et tout………avec le petit ventre plat qui va bien. Viser plutôt de prendre au moins les escaliers à la place de l’ascenseur le plus souvent possible (déjà rien que ça…….)

C’est sans doute la résolution qui a été la plus facile à réaliser. Et paradoxalement maintenant que j’ai abandonné l’idée d’être une sportive, je n’ai jamais fait autant de sport. Je prends toujours l’ascenseur (je suis obligée, il n’y a pas d’escalier pour atteindre mon garage), mais je fais de l’aquagym toutes les semaines, j’ai marché tout l’été, et je vais bientôt attaquer le ski………

- Ecouter plus, parler moins

J’y travaille, j’y travaille……….et j’y arrive de plus en plus facilement, au point de me taire maintenant carrément dans certaines circonstances. Pour mon plus grand bien, et sans aucun doute celui des autres….

- Continuer à lâcher prise…………parce que ça me fait du bien.

Là aussi j’y travaille toujours, avec des hauts et des bas. Les hauts me font dire que c’est la bonne direction, et les bas que le chemin est semé d’embûches et bien long.

- Me tenir éloignée de tout mec susceptible de me plaire pendant encore un moment.

C’est la bonne décision sans aucun doute en ce qui me concerne, mais ça cafouille encore un peu. Cela dit je tiens le cap et je suis bien ainsi.

- Voyager, voyager, voyager

Deux voyages par an, c’est tout ce que m’autorise mon budget pour le moment, et c’est déjà un luxe………..

- Lire plus

Pas de problème de motivation, j’adore lire. Mais je lis lentement, et en ce moment en particulier un bouquin assez ennuyeux que je me refuse à abandonner. Cela dit, j’ai pas mal bouquiné cette année et en particulier durant les vacances.


Voilàààààààà, et bien je trouve que sans me vanter je ne m’en suis pas trop mal tirée cette année. Non ?

lundi 6 décembre 2010

Cher Père Noël.....

Une de mes petites filleules âgée de 3 ans (à défaut d’être mère, je suis une marraine comblée) a reçu de sa grand-mère un billet de 50€.
Elle est rentrée ravie à la maison en brandissant le billet sous les yeux de sa mère

- Regarde Maman, Mamie m’a donné un joli papier pour écrire ma lettre au père noël !!!

Alors si cette année les enfants écrivent leurs lettres sur des billets de 50€, comme je sais que le brave homme est un poil débordé en cette période de l’année, je veux bien m’occuper bénévolement de son secrétariat. Je sais, je suis une fille adorable et serviable, n’en jetez plus….


PS : Pour l’adresse d’expédition, écrire au journal qui transmettra…….

dimanche 5 décembre 2010

Avalanche.....

Ca ne se voit pas comme ça au premier coup d’œil quand on passe sur mon blog, mais en ce moment je suis quasiment ensevelie sous la neige.
J’attendais avec plus ou moins d’impatience quelques flocons pour poudrer joliment le paysage en attendant noël, un truc genre raisonnablement poétique, tombant pile poil après mon rendez vous chez le garagiste qui doit chausser correctement ma voiture (c'est-à-dire mardi prochain……..), et je me suis prise une avalanche du feu de Dieu, au moins 10 ans de neige cumulés, sans l’avoir vu venir.
Bon en même temps je n’ai pas été trop finaude, parce qu’il y avait comme un bruit qui courrait depuis quelque jours qu’on allait s’en prendre une sévère. Entre la météo, les bruits de comptoirs, les sources DDE de ma Môman, j’avais toutes les raisons de m’affoler un peu. Mais je me la suis jouée cool en pensant « Boooooaaaarf, ils exagèrent……..ce ne sont pas 3 flocons qui vont me stresser ! ».
En effet, 3 flocons je gère…………….mais la neige au kilo……..beaucoup moins.
Donc semaine assez galère. Très jolie d’un point de vue esthétique, parce que c’est vrai qu’entre deux glissades, et quand j’arrive à me décrisper de mon volant, les alentours valent le coup d’œil, mais extrêmement tendue à surveiller le ciel, et à galérer franchement pour aller bosser.
Même comme piétons avec Melle C nous avons frisé la catastrophe avec une voiture qui a quitté la route pour foncer sur nous deux alors que nous étions sagement arrêtées sur le trottoir.
Moment très particulier où je me suis surprise à regarder cette voiture rouler vers moi en réfléchissant posément à la façon la plus intelligente d’éviter le choc, tout en résistant à Melle C qui me tirait désespérément en arrière pour me protéger………
Je n’ai ressenti ni peur ni panique, juste le sentiment très vif qu’il me fallait décider rapidement de la direction à prendre tout en regardant ce capot approcher……
Semaine spéciale où la nature a souvent décidé pour nous, et où l’on s’est mis au pas devant elle. Semaine au ralenti, où les horaires ne voulaient plus rien dire, et où les projets de sortie sont passés à la trappe.
Et ce n’est que le début……….

jeudi 25 novembre 2010

Histoire de canin.....

Hier au comptoir…..
Il arrive le pas rapide et l’air pressé à la pharmacie et s’adresse à moi sans me regarder, le regard parcourant le mur de boites colorées derrière mon épaule.

- Donnez moi quelque chose d’efficace contre la crève, j’en peux plus !

- Bien, quels sont vos symptômes, vous avez le nez bouché ? le nez qui coule ? vous toussez ?..........

- Ben, je vous dis j’ai la crève et je suis malade comme un chien !

- Ok ! alors, vous avez la truffe chaude ou plutôt froide ?

- ??????


Je vous garantis que du coup il a enfin posé les yeux sur moi…….

mardi 23 novembre 2010

Passage à niveau......

Moins de billets en ce moment, moins d’énergie et moins de spontanéité pour m’asseoir devant mon clavier et dérouler le fil des mots qui se présente actuellement comme une bobine un peu dense et emmêlée.
Beaucoup de choses trop personnelles, trop confuses aussi, à écrire et que je ne veux pas nécessairement mettre en ligne.
Comme le temps, comme la nature, je m’assoupis et la grisaille me tombe un peu dessus. Ça n’est pourtant pas trop mon genre à cette époque de l’année ……j’aime l’avant Noël, le froid qui s’installe, et les premières neiges. Je fais plutôt partie du «package déprime» de fin d’hiver, Mars-Avril.
Je ne suis pas spécialement cafardeuse, mais je sens confusément un petit quelque chose qui sommeille en moi.
Il me semble avoir atteint en ce moment dans ma vie un seuil à franchir.
Comme dans ces jeux vidéos où l’on passe d’un niveau à l’autre en faisant face à toutes les embûches qui se présentent. Quand tout est sous contrôle, une porte s’ouvre et l’on découvre un niveau supérieur, plus ardu, mais où l’on est en mesure, avec l’expérience des niveaux précédents, d’évoluer et de progresser.
Et bien j’ai un peu le sentiment d’en être là.
Dans ma vie tout va globalement plutôt très bien. Sur le plan personnel, comme sur le plan professionnel, tout baigne. Je vis comme je veux, je fais ce que je veux, et je pense ce que je veux. Je voulais être indépendante et je le suis. Je ne souhaiterais pas qu’il en soit autrement et j’ai la conviction d’avoir fait les bons choix en ce qui me concerne.
Mais une petite voix en moi commence à me murmurer que tout ceci ne peut servir à quelque chose que si je décide de passer à un niveau supérieur, plus complexe, moins rassurant, mais maintenant plus à ma mesure, et dont je cherche encore la porte sans vraiment savoir si j’aurai le courage de la franchir……….

samedi 20 novembre 2010

Malentendu.......

Entendu ce soir aux informations de la très sérieuse station radio «France musique»

- Le Pape ne met plus le préservatif à l’index et lui reconnaît une utilité……… »

Alors moi je dis, forcément, tout s’explique, on lui avait mal expliqué……..et c’est sûr qu’à l’index il avait raison le Pape de trouver que le préservatif c’était un scandale. J’aurais dit pareil……….
Comme quoi c’est important de lire les modes d’emploi, ça évite de gros malentendus.....

mardi 16 novembre 2010

L'homme qui voulait vivre sa vie

Beaucoup de films vus ces dernières semaines. Le temps maussade, la nuit au milieu de l’après midi, l’entre saison où il fait trop froid et trop humide pour aller se promener, et pas assez pour aller skier, bref, les conditions idéales sont actuellement réunies pour aller occuper les salles de cinéma.
Je constate que j’ai de moins en moins de goût pour la télévision qui demande patience et persévérance pour espérer tomber sur un bon programme (mais je pense que je ne cherche pas assez), et que j’apprécie de plus en plus les sorties cinéma qui sont aussi souvent l’occasion de bons moments et d’échanges entre amis.
La rentrée ayant été particulièrement riche en bons films je pense avoir vu tout ce qu’il y a à voir en ce moment (du moins ce dont on parle).
Le dernier en date, hier soir, «L’homme qui voulait vivre sa vie».
File d’attente et pluie torrentielle sous une mer de parapluie, il a fallu être patient pour accéder à la salle. Mais j’ai trouvé délicieux d’entendre au loin la pluie tambouriner sur le toit, assise au chaud, bien au fond de mon fauteuil confortable, dans le noir.
Je tenais à voir ce film en particulier car j’avais lu et aimé le livre du même nom de Douglas Kennedy.
Avant toute remarque critique concernant le film, je me permettrais un jugement personnel concernant l’acteur principal, Romain Duris, excellent comme d’habitude. Il faut absolument qu’il fasse quelque chose au sujet de sa coiffure. Ca ne peut pas continuer ainsi, c’est une catastrophe……….non vraiment, il m’a fallu un bon quart d’heure pour arriver à faire abstraction de ça et me concentrer sur le film.
Bref, dans un premier temps le film m’a plu et je l’ai trouvé relativement raccord avec le livre. Puis après discussion avec un des amis qui m’accompagnait et n’ayant pas lu le livre, j’ai réalisé que les changements et les oublis du film, avaient enlevé jusqu’à la signification du titre et la morale de l’histoire.
J’ai aimé les images que le film a mises sur ma lecture, et le jeu des acteurs fidèle à l’idée que je m’étais faite des personnages. Mais il manque l’essentiel, le mal être du début de cet homme qui a tout pour être heureux mais qui ne l’est pas et rêve la vie qu’il aurait pu avoir. L’occasion dramatique de tout recommencer, la chance à saisir, le drame à nouveau, et la chance qui ne se représente plus. Le hasard qui peut tout faire basculer……..ou pas. Tout ça je ne l’ai pas vu dans le film et c’est bien dommage car c’était toute la richesse du livre.

dimanche 7 novembre 2010

Toiles et couleurs.....

Ce week end Grand Sherpa m’avait lancé un défi de folie : Peindre à l’aquarelle un paysage avec une rivière (ou torrent), des arbres, et une dominante verte. Mon enthousiasme pour la peinture ayant gagné le palier voisin (nous habitons au même étage), celui-ci s’est équipé de pinceaux, couleurs, et papiers, et depuis nous échangeons entre les deux apparts nos productions et nos conseils.
Je suis mes cours avec ferveur et application, tandis que sans avoir jamais pratiqué de sa vie il se lance sans filet. Nos deux méthodes, la prudence appliquée et l’enthousiasme pressé, portent leurs fruits et nous nous faisons plaisir comme deux gamins.
Pour la première fois j’ai donc lâché la copie stricte pour laisser mon imagination tenir un peu le pinceau, tout en m’inspirant de dessins vus dans le bouquin d’initiation prêté par ma Môman.
Voici le résultat……..un début (le ciel est raté), dont je ne suis pas trop mécontente. Bon Ok, l'arbre au premier plan ressemble à un plumeau......., mais un beau plumeau......


vendredi 5 novembre 2010

Au féminin....

Je suis sure que ça n’a rien d’exceptionnel et que c’est pour tout le monde pareil, mais il y a des jours où je me lève le matin d’un pied particulièrement joyeux et où, passés les premiers gestes de rafraîchissement nécessaires à tout désir de vie sociale, je me trouve tout simplement…….vraiment très chouette.
Notez bien que ça n’est pas systématique, mais ces jours là ça n’est vraiment que du bonheur. Les cheveux tombent comme il faut et du premier coup, le teint est clair, voire lumineux, le maquillage semble naturel et léger, les rationnements alimentaires des jours précédents portent leurs fruits et en début de journée j’ai presque le sentiment, allongée sur le dos et le souffle coupé, que mon ventre est athlétiquement plat.
Bref, ce sont des jours bénis de paix avec moi même où lorsque je croise mon regard dans la glace j’ai juste envie de me dire «mais tu sais que je t’aime touâ ?» (ben oui, si je ne me le dis pas, qui va me le dire hein ?).
Et puis il y a d’autres jours, plus fréquents (allez savoir pourquoi), où c’est tout le contraire. Et hier était l'un de ces jours ……..

J’étais invitée, avec deux de mes collègues, à une soirée un peu mystérieuse et spéciale organisée par un laboratoire de cosmétique.
Afin de fêter l’entrée sur le marché de sa gamme relookée, repensée, re re re (mais au final il semblerait que ce soit les même formules qu’avant juste dans des pots différents, pas de quoi fouetter un chat….), le labo avait décidé de frapper un grand coup.
Carton d’invitation très classe, dans un lieu prestigieux, sur Lyon, et promesse d’une «surprise», nous avions décidé tous les 3 de sortir aussi le grand jeu et de nous mettre sur notre 31.
Sauf que quelques heures avant la soirée, j’ai été neutralisée à la vitesse de l’éclair par un rhume carabiné que je n’ai pas vu venir, même de loin.
Les thèmes clés de la soirée étaient la beauté, la femme, la nature, la pureté et tous les moyens mis en œuvre par ce laboratoire pour sublimer tout ça.
Enfouie dans mon mouchoir, la goutte au nez, éternuant par salves, je me sentais moyennement en phase avec le concept. Et histoire d’enfoncer le clou, la « surprise » a fini de m’achever………
Un défilé de 8 mannequins sublimes aux jambes vertigineuses, subtilement vêtues pour suggérer en dévoilant à peine des petits bouts de peau par ci par là, et symbolisant les « 8 sources de vie» de la gamme.
Au premier rang, recroquevillée dans ma doudoune, la bouche ouverte car sinon en apnée (régal du nez bouché qui donne des airs de carpe), les yeux au niveau de leurs talons slalomant adroitement au milieu des frou frou (à mes yeux, l’exploit de la soirée est qu’aucune d’entre elles ne se soit cassée la gueule sur le podium en se prenant les pieds dans leurs longues robes), j’ai senti mes épaules s’affaisser…….
Je me suis redressée un peu quand parmi elles j’en ai reconnu une croisée aux toilettes juste avant le début du spectacle, et beaucoup moins impressionnante à poireauter comme moi devant les lavabos, sans talons, et en jeans.
Finalement, en me glissant plus tard sous ma couette au milieu des effluves de Ravintsara, dopée au Dolirhume, et tartinée d’homéoplasmine pour apaiser mes narines irritées, je me suis dit qu’une fois sur pied c’est quand je voulais pour faire la maligne sur les podiums moi aussi…………

mercredi 3 novembre 2010

Logique d'enfant.....

Dialogue avec la miss Pompon (5 ans) que je surprends ce soir, via la webcam, en train de faire une bêtise tandis que sa mère est sous la douche.

- Pomponette, je ne suis pas sure que Maman soit très contente si elle te trouve en train de jouer au ballon dans le salon alors que tu es censée être au lit. Je crains qu’elle ne se fâche…..

- Ne t’inquiète pas Lili, j’ai l’habitude, ça n'est pas grave si elle me gronde, je sais que demain ça sera arrangé.

- Ah ?

- Oui, ne t’inquiète pas Lili………

- Bon, dans ce cas…….

Ça me rappelle vaguement une époque lointaine où au même age je pesais le pour et le contre entre le plaisir d’une bêtise et la punition. Souvent la bêtise l’emportait……..

lundi 1 novembre 2010

De la difficulté d'être simple......

Voilà un moment que ce post mûrit dans ma tête sans que je sache vraiment par quel bout le prendre et le commencer.
Il est là, en gestation, occupant toute la place, et à chaque fois que je me penche sérieusement dessus il part dans tous les sens.
C’est peut être parce que c’est tout un ensemble d’événements, de discussions et d’observations sans liens les uns avec les autres qui m’ont amenés à ces réflexions, et que du coup je ne parviens pas à synthétiser tout cela, malgré le besoin d’ordonner mes idées et mes conclusions…….
Je voudrais en fait parler de simplicité, et c’est bien compliqué…..
Quand j’étais adolescente (et là je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, ou à peine..) j’étais une enmerdeuse.
Je peux le dire, puisque c’est moi qui le dis et que je parle au passé.
Bon, pour atténuer le coup je dirais que j’étais tout de même une ado sympa, bien élevée, pas rebelle pour deux sous, mais en amitié (parce que c’est de ça dont je vais surtout parler), j’étais une vrai chieuse, jalouse, possessive, passionnée, brandissant à tout va les mots «trahison», «traîtrise», «traîtresse», et «complot».
J’étais du pur jus de fille, en guerre permanente avec d’autres «clans» de nanas, flanquée de ma meilleure copine attitrée qui changeait au fur et à mesure des disputes.
J’avais 12, 13 ans, des amitiés compliquées, et j’adorais ça.
Puis j’ai grandi, voire même mûri………, et mes amitiés sont devenues au fur et à mesure plus paisibles, et plus riches.
J’ai pris quelque temps le relais avec les garçons, qui a leur tour ont morflé, subissant mon caractère entier et possessif, puis définitivement j’ai tourné le dos à cette Lili puérile et désagréable, pour devenir enfin adulte (avec quelques petits à coups au début………, personne n’est parfait, en tous les cas pas moi……..).
Quand je me retourne sur les années passées et l’évolution de mes relations avec les autres, je constate que les choses ne se sont pas faites en un jour, et pas dans tous les domaines en même temps.
En revanche il en ressort que plus ça va et plus j’ai tendance à privilégier la simplicité et à fuir sans combat la complexité.
Animée à l’adolescence par le besoin d’appartenir à un groupe, d’être «comme les autres», il me semble que je cherchais dans le regard de mes amis mon propre reflet.
C’est mon image que je contemplais dans leur amitié, l’affection qu’ils me portaient, et l’intérêt que je succitais. Leur regard m’était indispensable puisqu’il était la preuve de mon existence et de ma valeur.
A 12 ans on se cherche, et il me semble que mon attitude n’était pas anormale, juste justifiée par le besoin d’exister.
Avec le temps, si tout va bien, les choses changent et à 39 ans je pense que bien qu’il me reste sans doute encore pas mal de choses à apprendre sur moi-même (j’espère), grosso modo je me suis globalement trouvée, je sais où je vais et dans quelle étagère………
Bien qu’il reste important, surtout quand il concerne ceux que j’estime et que j’aime, je n’ai plus besoin du regard des autres, en tous les cas bien moins qu’avant. Il serait prétentieux de dire que je m’en fous totalement, parce que c’est faux et que je suis encore capable de me traumatiser pour 2 ou 3 réflexions me concernant, mais je lui accorde maintenant une importance toute relative.
J’ai appris avec le temps à m’intéresser à MON regard, et à n’attendre des autres que le plaisir de les découvrir, d’échanger, d’être avec eux, et de passer des bons moments.
J’ai pris mon indépendance vis-à-vis du regard des autres, coupé le cordon, et simplifié du coup mes relations. N’ayant plus besoin d’elle pour exister, l’amitié est redevenue ce qu’elle est selon moi à la base. La rencontre de points communs, le plaisir de partager, la découverte d’autre chose que soi même, une source d’affection simple, évidente, et sans contraintes, une nécessité aussi pour qui ne veut pas vivre en ermite.
Pourquoi toutes ces réflexions, et pourquoi ce post ?
Parce que ces dernières semaines, que ce soit dans le domaine de l’amitié, familial, ou professionnel, j’ai réalisé chez moi ce besoin de plus en plus certain de simplicité, et ce désintérêt aujourd’hui pour toute forme de relation compliquée, paranoïaque, exclusive, et malsaine. J’avais d’ailleurs lu à ce sujet un texte qui m’avait particulièrement interpellé chez Fabienne.
Je reste encore très «fille», et mes relations ne baignent pas toutes dans la simplicité et la franchise, mais je suis attentive à ne pas m’y complaire et j’essaye d’évoluer, de devenir moins compliquée et de viser l'essentiel.

Et pour terminer enfin, une mention spéciale pour meilleure coupine avec qui l’amitié depuis 11 ans a toujours été une évidence…………

mardi 26 octobre 2010

C'est les rêves qui font grandir les enfants.....

Il y a quelques jours ma petite nièce, Pomponette, qui affichera bientôt 5 ans au compteur a fait une remarque qui a laissé sa nounou au tempérament très terre à terre particulièrement perplexe et inquiète.
Elle jouait, totalement immergée dans son monde imaginaire, quand celle-ci lui a demandé ce qu’elle faisait

- Je rêve, et si tu m’enlèves mes rêves, je meure !

Etant donné la situation de la demoiselle Pomponette qui a perdu son Papa à l’âge de 18 mois et qui donc très tôt a été confrontée à la réalité de la mort, la nounou attentive au moindre soubresaut d’humeur (dont la louloute n’est pas avare) qui lui permettra de déceler au plus tôt les prémices d’une dépression ou d’une tendance morbide, s’est précipitée pour relater la chose à ma sœur…………..qui me la ensuite raconté toute attendrie.
Quand on a une petite fille qui revient de l’école avec un pansement au genou en expliquant qu’elle est tombée de son carrosse car les chevaux se sont emballés, cette réflexion frappée au coin du bon sens reste dans la logique des choses……et en particulier dans notre logique familiale où le rêve a toujours eu sa place.
Il est vrai qu’avec sa façon bien à elle de formuler les choses Pomponette a de quoi affoler un auditoire non averti.
Je précise tout de même que ma sœur prête une oreille attentive et sérieuse aux remarques de sa nounou…….

Cette réflexion de ma nièce m’a cependant fait réfléchir et je me suis interrogée sur les dangers que la trop grande importance de l’imagination pouvait apporter à un jeune enfant………..et ceci m’a ramené à ma propre enfance où le rêve et l’imaginaire étaient omniprésents.
Tout comme Pomponette je m’accommodais des contrariétés de la réalité en m’aménageant des espaces de rêves où tout était permis et possible. Avec ma sœur nous avions inventé un jeu où nous étions deux petites filles pourries gâtées par nos parents. Le but du jeu était de faire un maximum de caprices devant des parents imaginaires dépourvus de la moindre résistance. Une vraie soupape pour nos frustrations d’enfants.
A l’adolescence mes velléités de voyage commençant à naître je passais des heures enfermées dans ma chambre devant une carte du monde à relater dans un cahier les multiples aventures qui m’arrivaient au cours des périples que mon esprit fertile imaginait.
Puis mes longues études dont je ne voyais pas le bout n’ont été possible selon moi que grâce aux rêves qui m'encourageaient et me permettaient de travailler en imaginant tout ce que je pourrais concrétiser ensuite. Quand un cours me rebutait, des heures de travail m’effrayaient, je me projetais alors dans l’adulte libre et indépendante que je deviendrais.
Je crois pouvoir dire aujourd’hui que ma vie est à la hauteur des rêves que j’avais et que le seul danger dont je voudrais préserver ma nièce c’est qu’elle y perde pied sans réaliser que les rêves sont un tremplin vers la réalité et non une façon d’y échapper totalement.


dimanche 24 octobre 2010

Gris.....

Une journée grise de pluie………
Mais une journée en montagne, dans un joli chalet, avec la brume dehors recouvrant le village en bas, le feu dans le poêle, et une fondue gourmande mijotant au milieu de la table.
Une journée grise de pluie……..
Mais un bon moment en famille, au chaud, à regarder la pluie tomber dehors, à parler de la neige toute proche, et à imaginer les soirées douillettes à venir.
Une journée grise de pluie…………mais une très belle journée quand même.

mercredi 20 octobre 2010

A votre bon coeur M'sieurs M'dames...

Le défi du jour…………….trouver du gasoil avant ce soir.
Et en gaspiller un maximum à en chercher......

Edit : Réponse d'un ami à qui je demandais les stations du coin ayant encore du gasoil " Les stations c'est comme les coins à champignons, on dit pas...."

mardi 19 octobre 2010

Saisons....

Le temps a changé brutalement et maintenant ça ne rigole plus du tout.
6°c hier soir en rentrant à la maison, et la nuit déjà là……..
Le cortége des envies de bains chauds, de matinées sous la couette, de lectures pelotonnée dans une couverture sur le canapé fait son entrée pendant que je plie et range mes affaires d’été en évitant de m’attarder sur les souvenirs des siestes allongée dans l’herbe.
Le froid s’invite, l’hiver s’annonce, et j’attends presque la neige.
Je dis «presque» car elle viendra bien assez tôt et maintenant je connais la chanson.
Je vais me réveiller surexcitée un matin, alors que la météo aura prévue des flocons la veille. Comme à chaque fois je vais m’émerveiller devant tout ce blanc et le silence ouaté qui l’accompagne. Je vais trépigner, mes skis à la main, en attendant l’ouverture des stations. Enivrée par les premières descentes je vais espérer que ça dure le plus longtemps possible. Le nez levé vers le ciel, je vais détester les week end de douceur qui feront fondre le manteau neigeux, compromettant mes dimanches en montagne.
Et puis, comme à chaque fois, je vais finir par guetter les premiers bourgeons, craindre le froid et fulminer contre la neige lourde de printemps qui casse les branches et fusille les promesses de cerises.
Je vais bouder mes skis et les glisser dans leur housse, sans un regard, trop préoccupée par les soubresauts du thermomètre et ma soif de soleil.
Comme à chaque fois je vais me réjouir de la saison qui arrive sans trop regretter celle qui part………..et la neige reviendra bien assez tôt.

dimanche 17 octobre 2010

Parfum de lavande....

Ma grand-mère paternelle était un personnage unique et haut en couleur. Méprisant la laideur et la médiocrité, elle dissertait sans fin sur son sujet de prédilection «ma vie, mon œuvre, et mes aventures au milieu de la grande histoire» avec le talent d’une Régine Deforges qui nous laissait stupéfaits, agacés, et la bouche ouverte.
Quand je lui reprochais sa franche tendance à l’exagération qui faisait d’elle dans ses récits une Scarlett O'hara traversant le siècle successivement aux cotés de Daladier, De Gaulle, voire même les séduisants officiers allemands («eux au moins ils étaient beaux !»), elle me répondait que sans mensonges et sans exagération la vie aurait été bien triste……..
Son culot était désarmant……
La vie des autres ne l’intéressait pas et elle n’y accordait que le temps nécessaire qui lui permettait d’embrayer sur la sienne.
J’aimais, malgré tout, cette grand-mère avec laquelle je n’ai pas le souvenir de moment de tendresse ou de chaleur partagée. Je savais l’affection qu’elle avait pour moi (assez liée à notre ressemblance physique), mais elle ne la manifestait que rarement et était plus encline aux remarques acerbes et aux critiques, qu’aux élans du cœur.
Cette grand-mère avait cependant un don, elle faisait de merveilleuses aquarelles, d’autant plus merveilleuses à mes yeux qu’elle reproduisait les paysages du Diois que j’aime tant. Il me semblait en regardant ses dessins que tout l’amour, toute la chaleur dont elle me semblait totalement dépourvue se manifestait alors sous ses pinceaux.
Je reconnaissais dans les champs de lavandes, les sommets de la Drôme, les meules de foin dispersées, mon propre regard amoureux sur ces paysages, et l’émotion semblait la même que la mienne, comme si elle avait su figer mes sentiments avec ces couleurs chaudes.
J’enviais ce don que je ne possédais pas et au cours des vacances passées à ses cotés j’aimais m’asseoir à coté d’elle dans l’herbe et la regarder, une casquette vissée sur la tête, assise dans son pliant inconfortable qu’elle emportait partout, penchée sur sa feuille face à nos montagnes, ses pinceaux courant sur le papier et matérialisant ces paysages que j’avais sous les yeux.
Un après midi où je l’accompagnais avec une petite copine du village (je devais avoir 10 ans) elle nous avait proposé de dessiner avec elle et nous nous étions installées toutes les 3 au sommet d’une colline face à des rangées de lavande.
Jubilante j’avais voulu imiter les gestes cent fois observés. Le crayon léger j’avais jeté ça et là des lignes entortillées figurant les lavandes, crayonné plus ou moins du relief au loin, et j’avais jeté un regard condescendant sur le dessin de ma camarade, appliquée, reproduisant scrupuleusement ce qu’elle avait sous les yeux.
Enivrée par ce souffle de créativité qui me donnait des ailes, loin cependant du résultat que j’espérais, j’étais très satisfaite de moi et avait tendu avec fierté mon dessin à ma grand mère persuadée qu’elle y reconnaîtrait ses gènes et un avenir artistique prometteur.
Elle n’y avait vu que du gribouillis et m’avait fermement encouragé à tout recommencer et à m’appliquer en prenant exemple sur ma camarade. J’avais intuitivement compris que le monde n’était pas encore prêt à me comprendre…………et rangé mes crayons.
Hier après midi ces souvenirs me sont revenus, alors que du même élan enfantin j’appliquais mes couleurs sur une aquarelle recopiée sur le net. Les avis très partagés de mes amis proches (ma Môman a cependant trouvé mon œuvre sublime….), m’ont fait sourire et m’ont ramené à cette époque et dans ce champ de lavande où perplexe je ne comprenais pas qu’au milieu du fouillis de la feuille ma grand-mère n’avait pas su voir tout ce qui me sautait aux yeux.
Le monde n’est visiblement toujours pas prêt………

lundi 11 octobre 2010

Grève

A la veille de ce nouveau jour de grève en France j’ai un peu les nerfs, et un peu honte aussi de l’image que nous donnons de nous dans le reste du monde. J’irai même jusqu’à dire que je suis franchement en colère.
Ceci est sans doute lié au fait qu’il me faut passer à la gare demain pour prendre un billet que je ne peux pas prendre aujourd’hui (pour des raisons de papiers à remplir et aussi tout simplement parce qu’accessoirement je bosse) et au petit sourire en coin de la réceptionniste au guichet qui n’a pas voulu me répondre si ce serait ouvert et si j’avais une chance de pouvoir retirer mon billet dans la semaine «vous verrez bien madame….. il faudra passer voir». Mais ouiiiii cocotte ! Je n’ai que ça à foutre !.
Non, je ne lui ai pas répondu ça. J’ai jugulé le flot de reproches qui me sont spontanément montés aux lèvres et j’ai soupiré «bien !».
Ça n’est pas moi, Lili, bien décidée à bosser le temps qu’il faudra pour que tout le monde puisse avoir une retraite et une vie à peu près décente, qui vais piquer un scandale en plein hall de gare et donner des leçons à une nana visiblement satisfaite de la nième journée de congé qu’elle s’octroie par an. Ça la fera bien rigoler derrière son hygiaphone et je vais me faire huer.
Probablement comme je vais me faire huer en écrivant ces lignes. Mais là je suis chez moi, et il faut bien que ça sorte.
J’aurais applaudi, j’aurais peut être même soutenu les enseignants s’ils avaient envahi les rues durant l’été. Là pour le coup tout le monde serait resté sur le cul, la bouche ouverte. Mais non, c’était mieux de le faire à la rentrée, pour avoir des gamins végétant chez eux ou en études, quand ça n’est pas dans les rues, et des parents jonglant entre leur boulot et les systèmes de garde.
Au moment où la France est dans une merde noire et où l’économie peine à retrouver un minimum de souffle, quelle excellente idée que de tout bloquer, d’empêcher les gens de faire leur boulot, et de donner une image aussi peu fiable de notre pays où l’on s’expose à rester bloqué par une grève dés lors qu’on pose un pied sur le sol français.
Je n’ai pas de solutions, je ne suis pas suffisamment informée et maligne pour en avoir, mais je ne crois pas que l’issue soit dans la grève. Je crois que beaucoup ne réalisent surtout pas que l’on ne pourra plus vivre comme avant et qu’il va falloir changer tout ça d’une façon ou d’une autre pour que nous ne soyons pas les derniers à bénéficier encore des miettes de ce qu’il reste de douceur de vivre en France.
Une dernière chose, la seule chose qui me donne envie aujourd’hui de descendre dans la rue pour manifester mon soutien et qui me fait prendre conscience de la chance immense que nous avons aujourd’hui de pouvoir user et abuser du droit de grève pour un oui ou pour un non, c’est une pensée pour Liu Xiaobo, prix nobel de la paix, qui purge actuellement une peine de 11 ans de prison en Chine pour avoir tout simplement demandé le droit à la liberté d’expression.


Voilà, vous pouvez lâcher les chiens……

dimanche 10 octobre 2010

Cocooning

Ça ne m’était pas arrivé depuis……..mes vacances d’été je crois bien.
Et ça commençait à bougrement me manquer. Le truc de fou, le pari impossible ces dernier temps, un dimanche entier à la maison, toute seule, sans mettre le nez dehors, sans même tourner la clé dans la serrure.
J’aime bouger, j’aime faire mon sac et partir vadrouiller, mais là j’avais vraiment besoin de cocooner un peu, et de traîner avec application, sans montre et sans réveil. 
Rien au programme, 24h à étirer au maximum, et à savourer jusqu’à l’écoeurement.
Matinée planquée sous la couette à m’accrocher au sommeil pour ne pas en perdre une miette, bain brûlant sur les coups de midi, puis plongée rapide dans le frigo pour grappiller dans les restes de quoi pique niquer devant Desperate housewives, et enfin pour finir, après midi à repenser complètement l’aménagement du salon (les voisins du dessous ont du apprécier....).
A 20h je posais le dernier livre dans la bibliothèque avec le sentiment d'avoir déménagé l'Elysée…..
L’hiver n’est plus très loin, et à défaut de me préparer pour hiberner, j’avais besoin de m’occuper de mon intérieur pour m’y sentir bien dans les mois à venir. Pour un peu, dans ma lancée j’aurais bien sorti le sapin de noël……

jeudi 7 octobre 2010

Vite

N’imaginez pas un instant que je vous abandonne et que je suis en panne sèche d’inspiration………..
C’est juste une actualité très chargée (j’adore l’expression, ça fait très VIP) qui me bouffe actuellement tout mon temps.
Je fais des choses très chouettes, mais mon besoin quotidien de solitude morfle tout de même un peu.
A Paris durant 4 jours, et très peu chez moi depuis 15 jours, je cours après le temps en espérant atteindre l’autre rive (Dimanche) sans me rouler par terre avant. Je me connais, j'en suis capable.......
Une seule question : Bon sang ! Elle fait comment Leeloolène ?



Parenthèse enchantée en Forêt de Rambouillet ce week end

mercredi 29 septembre 2010

Eclats

Arrivée ce matin particulièrement en avance à mon cours d’Anglais sur Grenoble (les embouteillages m’obligent à prévoir une marge énorme et donc une heure de réveil à la limite du cauchemar), je patiente au chaud dans ma voiture en pianotant sur mon Iphone.
C’est le petit matin, les gens vont travailler et derrière la haie qui sépare ma voiture du parking voisin, me parviennent des voix graves et bourrues d’hommes qui visiblement viennent juste d’arriver.
Je ne fais pas trop attention, concentrée sur mon joujou dont l'option "météo" me confirme qu’il fait bien froid et que ce n’est pas juste une impression, lorsque le ton monte sensiblement de l’autre coté de la haie.
La conversation semble animée, le débit est rapide, viril, et je crains une altercation.
Tout doucement et prudemment j’entrouve ma porte afin de saisir quelques mots et le motif de ces éclats.

- Tu n’as sans doute pas du préchauffer assez ton four !

- Non, Tu crois ?

- Ben oué, sur ! et suuuuuurtout la touche finale, le meilleur, n’oublie pas d’ajouter une tombée d’huile d’olive en fin de cuisson.

- Juste à la fin ?

- Oué, 5 minutes avant. Tu verras, c’est à se rouler par terre……..

……….

vendredi 24 septembre 2010

Départ....

Les flaques d’eau ce matin dans la rue et le bruit de la pluie sur mes vitres……......les sandales rangées au fond du placard, une nouvelle paire de bottes, mon imper jetté sur une chaise, et le parapluie qui ruisselle sur le paillasson de l’entrée……..
C'est une idée comme ça, mais je crois bien que les beaux jours se font la malle……

jeudi 23 septembre 2010

40.....

Aujourd’hui est une journée vraiment très spéciale et mes quelques lignes ne suffiront pas à lui donner tout l’éclat qu’elle mériterait.
Ce 23 Septembre Meilleure coupine, MA coupine, a 40 ans.
Alors évidement je lui souhaite plein de bonheur, mais de ce coté là je ne suis pas inquiète, le Prince y travaille tous les jours et elle a affaire à un as, un cador dans la profession !.
Je lui souhaite aussi d’aborder cette décennie de la même façon que je compte l’aborder moi aussi dans quelques mois, sereine, avec le sentiment de s’épanouir de jour en jour, et l'envie de continuer à s’alléger pour faire place au meilleur.
Et puis aussi je souhaite sincérement à tout le monde d’avoir la chance un jour de rencontrer une coupine comme elle et de ne surtout pas passer à coté.


J’ai cherché longtemps une photo de nous deux, respectant son anonymat (parce que j’en ai plein d’elle en maillot de bain, tout çaaaaa, qui feraient péter mes stats, mais bon………) et je n’ai finalement trouvé que celle là…..

mercredi 22 septembre 2010

Aquarelle.....

Bon, je débute, mais franchement je m'éclate...........


Euuuh, mon dessin c'est celui de droite hein......

mardi 21 septembre 2010

Ne pas s'avouer vaincu.......

S’il y a bien un truc qui peut chiffonner mon joyeux caractère, c’est de passer une semaine bloquée derrière mon comptoir à observer au travers de la vitrine les caresses du soleil sur la nature alentour, pour me lever ensuite le samedi matin sous la pluie…….
Ces quelques minutes à observer par la fenêtre, l’œil encore embué de sommeil, les gouttes d’eau qui s’écrasent avec insolence sur ma vitre comme pour me narguer, sont sources de gros mots et de pensées très vilaines que je n’oserais coucher ici.
D’ailleurs dans ces cas là, c’est moi que je recouche illico en tirant le rideau pour ne plus voir de mon lit ce spectacle désolant et contrariant.
Samedi dernier j’étais d’autant plus agacée et frustrée (bien que prévenue et donc préparée psychologiquement par météo France depuis quelques jours), que nous avions prévu avec Melle C et Grand Sherpa (un ami, voisin, pétanqueur, montagnard, grand frère, limite confident………….qui fait partie du package «super résidence»), une virée de 2 jours en montagne, avec nuit en refuge, feu de bois, réveil sur les cimes, et tout ça et tout ça.
C’était un peu une première pour Melle C et moi, et nous avions éludé la difficulté (dénivelé, sac plus lourds à porter, météo incertaine), toutes émoustillées de partir ainsi à l’aventure.
C’est donc tombé à l’eau. Parce que c’est aussi ça la montagne, comme la mer d’ailleurs………., il faut savoir renoncer quand les conditions partent en sucettes, pour des raisons de sécurité avant tout, et pour ne pas piétiner sauvagement le plaisir d’une journée en montagne et se retrouver à 2000 mètres à se rouler par terre en hurlant qu’on en a maaaaaaaaaaarre de ce temps de merde, du froid, de la pluie, de ses compagnons de rando, et que l’on veut mourir, là, tout de suite, sur place, et en finir au plus vite.
Surtout qu’en plus ça n’est vraiment pas pratique de se rouler par terre avec un sac sur le dos…….j’vous jure !
Bref ! Dépitée j’ai jeté un regard morne sur mon samedi à venir et frappée par la grâce (ça fait pas mal) j’ai eu une idée lumineuse………
Après tout, une soirée en refuge, ça demande juste un peu d’imagination et d’organisation. C’est sur que c’est plus chouette avec les montagnes se découpant dans la nuit par la fenêtre, tous réunis autour d’un feu de bois, mais quand on était enfant il suffisait juste de dire «on dirait que» pour que le décor change grâce à la seule force de l’imagination. Et moi j’ai gardé une âme d’enfant……….comme beaucoup d’ailleurs.
J’ai donc organisé une soirée raclette chez moi, et monté un bivouac dans mon salon…….
Tente Quechua de Meilleure coupine depliée au milieu de la pièce, matelas, duvets, sacs à dos, chaussures de randos sur le tapis, un bordel pas possible, mais un vrai campement, avec des bougies partout (le feu de camp ça n’était vraiment pas possible………pour des raisons fumeuses de sécurité).
Je n’ai pas eu ma vraie nuit en refuge, mais j’ai tout de même eu une chouette soirée bivouac avec d’excellents amis, et finalement ç’est la seule chose que je ne voulais vraiment pas louper……..
Et le dimanche suivant le soleil revenu, on a eu notre dénivelé infernal, on a mordu la poussière, encouragées par grand Sherpa habitué aux ascensions en courant, et on a convenu que finalement il nous restait encore quelques muscles à peaufiner avant de se lancer dans de grandes courses sur plusieurs jours…..

lundi 20 septembre 2010

Comme un lundi...

Quand on est là le Dimanche..........je ne vous cache pas que le retour au boulot le Lundi est un petit peu plus difficile que d'habitude........on a juste envie de hurler......





Grande Sure 19 Septembre 2010

mercredi 15 septembre 2010

Régime draconien.....

Ce matin à la pharmacie, repliée dans le labo où je range des commandes avec une collègue, le ton est aux confidences……..

- Ayé, avec mon doudou on s’est lancés dans un régime, on a décidé de perdre du poids et là on est vraiment à fond à fond……

- Cool, c’est bien ça, surtout pour la motivation, à deux c’est plus sympa.

- On a fait un programme et on s’y tient, tu vas me dire ce que tu en penses. Tous les matins par exemple, on mange de la charcuterie au petit déjeuner…..

- Pardon ?????

- Ben, de la charcuterie, pour les protéines. C’est pas bien ?

- Et bien disons que c’est assez nouveau comme approche……le concept devrait plaire……..

- Ensuite à midi……..

- Laisse moi deviner……vous enchaînez avec une raclette !

- Arrêêêêêête, tu te moques !

- Mais paaaaaaas du tout ! où tu vois que je me moque ? après les protéines je pensais à l’apport en calcium, les laitages et tout ça !

- Siiiiiiiiiiiiii, tu te moques !

- Bon, et le plus important, ça marche ou pas ? tu sens que tu perds ?

- Euh…….et bien on a juste commencé ce matin en fait.

- Ok ! j’espère que tu réalises qu’avec un régime pareil ce soir tu fais l’objet d’un post sur mon blog hein ?

- Ah ?

- Oui…….la charcuterie, je ne peux pas passer à coté……

lundi 13 septembre 2010

Comptoir, le retour.....

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas raconté mes petites histoires de pharmacie. L’été est toujours plus calme et moins propice à des discussions de comptoir croquignolettes………
Aujourd’hui c’était, semble t’il, la reprise……..

- Il me faudrait votre carte vitale s’il vous plait Madame J……

- …….Il m’a mis de l’Efferalgan 1gr ou 500 ? (statufiée les bras ballants devant les 3 boites que je viens de poser)

- Du 1gr, ça vous pose un problème ?

- ……oui……..non, je préfère le 1gr en fait………

- Il me faudrait votre carte vitale s’il vous plait…………

- Il m’a encore remis cette crème ?????????? mais elle ne sert à rien !!!!!!!!!!!!!!!! j’en ai déjà mis !

- Vous êtes sure que c’est la même ?

- Ben…….je ne sais pas………

- Je vais regarder dans votre historique………..il me faudrait juste votre carte vitale siooooooouplé !

- Vous vous rendez compte qu’il n’a pas voulu me donner une crème pour mon torticolis ! il trouvait que ça faisait beaucoup de crèmes pour moi

- Il vous a mis de l’Efferalgan, ça devrait déjà calmer un peu la douleur…..

- Du 500 ou du 1gr ?

- (soupiiiiir) du 1000

- Du 1000 ??????????

- Oui, je vous l’ai dit tout à l’heure et ça vous convenait.

- Mais ? mais ? je ne prends que du 1gr moi, je n’ai pas l’habitude du 1000……

- (Soupiiiiiiiiiiiir) c’est la même chose, 1gr c’est 1000 mgr

- Non ?

- Si ! et il me faudrait votre carte vitale………

- C’est dingue qu’il ne me donne pas de crème non ? pour mon torticolis……..mon fils il a de la crème, lui, pour ses torticolis......

- Je peux vous conseiller quelque chose si vous voulez, mais ça ne sera pas remboursé

- ......................Je vous ai donné ma carte vitale ?


Et mes futures vacances sont loin……..va falloir rester calme, zen, et garder tous mes chakras bien ouverts…

dimanche 12 septembre 2010

Les déferlantes

Pour poursuivre avec mes lectures de l’été, un livre avec lequel le courant n’est pas passé immédiatement. «Les déferlantes» de Claudie Gallay…….
Je sortais des pages cosy et chaleureuses, du «cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates» de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows (objet sans doute d’un billet futur), et le changement de décor a été un peu rude, malgré la mer toujours présente.
Je n’aime pas qu’un livre me rappelle qu’il n’est qu’un livre, et non une petite lucarne ouverte me permettant de m’échapper dans une histoire qui n’est pas la mienne. Les fautes d’orthographe, les maladresses de style, le manque de fluidité, tout ce qui me ramène aux lignes sur le papier et aux pages que je tiens entre les mains, me fâche avec l’auteur et m’empêche de me glisser dans l’univers du livre (et pourtant, question fautes, je ne suis pas très bien placée pour faire des réflexions….).
Ce qui m’a un peu réfrigéré au début chez Claudie Gallay, c’est le coté abrupt de ses phrases «Monte, il a dit » «prend ce pull, elle a dit», comme si une personne avare de mots tentait de me raconter quelque chose en y mettant un minimum de détails.
Et puis doucement je me suis avancée dans ce petit village en bout de terre, j’ai fini par m’attacher à cette narratrice un peu brutale, silencieuse et écorchée.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais progressivement j’ai oublié que je lisais et je l’ai suivi sur les chemins côtiers de la Hague, je me suis pelée sur la digue face au vent, et j’ai attendu comme elle le retour de Lambert, cet homme étrange.
Un livre qu’il faut apprivoiser…….comme ses personnages.

vendredi 10 septembre 2010

Archaïsme.....

Ce matin j’ai acheté un joli papier à lettres couleur lilas et j’ai écrit en m’appliquant religieusement, toute perturbée de ne pas avoir un correcteur d’orthographe à mes cotés pour me seconder. J’ai hésité à chaque mot, réfléchi longuement, tourné chaque phrase dans ma tête, rebutée à l’idée de tout déchirer et de recommencer.
Puis j’ai glissé la feuille dans une enveloppe (un ton plus soutenu que le Lilas), je l’ai timbré, et elle attend maintenant sur le meuble de l’entrée que je la dépose demain dans une boite aux lettres.
J’avais oublié combien c’était agréable d’écrire pour quelqu’un……..une vraie lettre, à la main, moi qui en ai tellement écrites à une époque……..

jeudi 9 septembre 2010

Booked....

Bon alors, je ne sais pas ce que j’ai moi en ce moment mais j’attaque vraiment la rentrée au taquet. Pourtant aucune substance illicite à déclarer, même pas des licites……..c’est vous dire…..
J’ai une patate du feu de Dieu, que même ça me ferait presque peur toute cette énergie.
Déjà pour commencer j’ai attaqué Septembre en m’inscrivant à des tas de trucs et mon agenda est à deux doigts de l’implosion. On dirait presque une retraitée (parce qu’une étude assez poussée du retraité dans son environnement m’a amené à la conclusion suivante : ils n’arrêtent pas !)
Je précise qu’habituellement je fuis toute forme de club, d’association, de groupuscule ou autre. Chuis pas une fille qui s’associe comme ça moi, et quand je le fais c’est qu’il y a derrière moi une copine hyper motivée et enthousiaste, pour me traîner avec elle (ou alors un prof de sport à tomber par terre remarquablement moulé dans son survêtement………ça aussi ça peut le faire).
L’idée de rendez vous réguliers tous les mardis ou jeudi soirs de l’année, de Septembre à Juin, a tendance à me réfrigérer un peu. Je n’aime pas ne pas disposer de mon temps comme je le souhaite (mauvaises habitudes de vieille fille) et je n’aime pas que tout soit trop planifié sur mon agenda. En bref, je suis du genre «les activités ? oui, si j’veux !!»
Mais l’expérience avec mon club de ski m’a tout de même convaincu que l’on fait plus de choses, et de façon plus rigoureuse, lorsque l’on adhère à une association. J’irai même jusqu’à dire que l’on apprend parfois des trucs et que l’on se fait des potes sympas……..eeeet oui.
S’il est absolument indéniable que je peste et je râle en me levant tout l’hiver en pleine nuit le Dimanche pour aller me geler les miches sur les pistes de ski, j’avoue que j’adore ça et je suis sure que sans mon club je resterais au fond du lit en me disant «Boarf, il y aura toujours de la neige la semaine prochaine, y’a pas d’urgence».
Le problème c’est qu’il n’y a jamais d’urgence avec moi quand mon lit me retient………d’où la nécessité d’un minimum de pression à défaut d’un lit disposant d’un système d’éjection programmable qui pourrait me coller à la vitesse de la lumière sur le mur d’en face. Les cotisations coûtant parfois un bras, c’est à mes yeux assez motivant pour me foutre le coup de pied suffisamment énergique (sans être violent) destiné à me propulser hors du lit.
Donc, vous allez voir comme ça décoiffe !
Pour cette année je vais participer à des cours d’aquagym, des cours d’aquarelle (je fais dans l’aqua en ce moment), des cours d’anglais (rapport à mes difficultés de communication en Roumanie et à tous les voyages que j’envisage de faire) et je vais rempiler pour une 4ième année avec mon ski Club.
Au milieu de tout ça il va falloir caser les multiples formations professionnelles du soir (qui sont pour moi l’occasion d’écumer les buffets des hôtels et en particulier les plateaux de mignardises), les petits restau avec meilleure coupine pour lui raconter les yeux dans les yeux tout ce que je ne peux raconter qu’à elle, mes week end hors départements « 2ième saison », et la famille tout de même qui est aussi difficile à coincer pour un apéro ou un repas que je le suis moi-même en ce moment (Vive Noël et Pâques qui sont l’occasion de nous retenir quasiment tous autour de la même table au moins 2 fois par an).
Franchement, moi j’dis, je sens que cette année va m’épuiser, et heureusement que je ne suis pas à la retraite ce serait pire…….mais je ne suis pas encore prête.

lundi 6 septembre 2010

Plaisir......

Encore un week end fabuleux de passé………….encore une sieste allongée dans l’herbe après un sandwich englouti en contemplant la plaine plus bas et plus loin, perchée sur un rocher…..
Beaucoup de bons moments, de franches rigolades, de discussions sérieuses et graves, côte à côte sur le sentier, le souffle un peu coupé par l’effort.
Un arrêt au retour à la petite terrasse d’un café, alors qu’il est tard, que le temps presse, juste pour en profiter encore un peu……en oubliant l’heure.
Et Samedi matin, deux tasses sur la table de la cuisine, et une amitié un peu particulière qui s’épanouie et qui réchauffe………


Col de la Bataille 5 Septembre 2010